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Zone Ombilicale

Diane Segard
14.02.26 - 21.03.26

Vue de l'exposition Zone Ombilicale de Diane Segard, Alo Galerie, Paris. Photo: Bellise Perrin

Zone Ombilicale se déploie comme un espace sculptural où se rencontrent science-fiction et rituels contemporains de la naissance. Le titre fait référence à une zone charnière et nourricière, explorant l’interstice entre intérieur et extérieur, intime et social. L’exposition met en scène l’idée d’un cordon métaphorique reliant le corps au monde et invite le·la spectateur·ice à pénétrer dans un univers clos, oscillant entre protection et inquiétude.

Influencée par l’esthétique du courant littéraire Nouvelle Vague (1965–1980), notamment les écrits de J. G. Ballard, ainsi que par le cinéma de David Cronenberg, Diane Segard confronte l’intimité du corps aux dispositifs de contrôle. Son travail déploie un langage organique mais artificiel, où chaque pièce existe comme une entité autonome, porteuse de sa propre narration.

 

Résines, silicone et liquides synthétiques deviennent le berceau de formes quasi extraterrestres : membranes artificielles, volumes faussement ludiques, traversés par des questionnements éthiques et bio-politiques. L’artiste interroge les imaginaires liés à la natalité à l’heure de son déclin, aux désirs d’eugénisme dissimulés derrière le progrès, ainsi qu’aux recherches contemporaines sur la gestation artificielle, encore largement théoriques et sans applications concrètes. Zone Ombilicale esquisse ainsi un futur où la maternité se détache du corps pour devenir un dispositif entièrement technologique.

À travers les gestes médicaux, l’interventions chirurgicales et les manipulations technologiques, l’exposition redéfinit les frontières entre naturel et artificiel, sacré et profane. Chaque transformation du corps devient un acte rituel, une manière de négocier avec l’inévitable et d’entretenir l’illusion d’un progrès continu. Zone Ombilicale laisse au·à la visiteur·euse le soin de naviguer entre fascination et malaise, au cœur d’un univers où le vivant se trouve constamment reconfiguré.

Dispositif Récréatif Bicéphale (détail), 2024, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Dispositif Récréatif Bicéphale (détail), 2024, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Poupées Vénusiennes, 2024, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Poupées Vénusiennes, 2024, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

La Nurserie des Veilleuses, 2026, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Vue de l'exposition Zone Ombilicale de Diane Segard, Alo Galerie, Paris. Photo: Bellise Perrin

La Station d'Analyse, 2024, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Pupitre de la Nekro-Administration, 2021, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Vue de l'exposition Zone Ombilicale de Diane Segard, Alo Galerie, Paris. Photo: Bellise Perrin

La Naissance Sacrée, 2025, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Le Remplacement des Organes, 2024, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Extra-Magma, 2022, Diane Segard. Photo: Bellise Perrin

Vue de l'exposition Zone Ombilicale de Diane Segard, Alo Galerie, Paris. Photo: Bellise Perrin

Diane Segard est une artiste dont le travail protéiforme s’articule autour de la création de scénarios dystopiques. Formée à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier de Stéphane Calais, puis à The Cooper Union à New York, son parcours entre deux capitales artistiques majeures a affiné à la fois son propos et son esthétisme. Sculptées par un humour à la fois rond et cynique, ses formes aux abords ludiques et parfois enfantins portent un regard critique sur les normes contemporaines, à travers une distance singulière.

En mai 2025, elle rejoint le collectif d’artistes Non-étoile à Saint-Ouen, espace de création partagé au sein duquel elle développe de nouveaux projets sculpturaux. Son travail a récemment été présenté lors d’expositions collectives à Alo Galerie (Paris) ainsi qu’à la Biennale de Paname (Saint-Ouen). Sa première exposition personnelle au sein d’Alo Galerie est prévue en février 2026.

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